VALENTINE

C’est un 14 février
Que je t’ai rencontrée,
Allongée sur le flanc,
Tu attendais patiemment
Que ton dernier souffle arrive
Et que tes souffrances finissent.

Et puis, Elodie t’a découvert,
Il fallait te sortir de l’enfer.

Elle est venue me chercher
Et évidemment, j’ai craqué.

Je pensais devoir t’euthanasier
Mais tu m’as regardée,
Tu t’es levée,
Et tu as henni.

Alors, j’ai compris
Que ce petit bout de cheval
Voulait venir chez moi,
à « l’Ecurie du Val ».
On s’est tous mobilisés
Pour te porter et te ramener.

Les soins seront longs et fastidieux,
Seule ta volonté pourra les surmonter.

Il faudra être courageuse,
Pour pouvoir un jour être heureuse !
Qu’as tu fait sur Terre
Pour mériter dix années de misère ?

Je n’ose m’imaginer
Tout ce que tu as dû endurer
Par la bêtise humaine
C’est toujours le même problème !
